Philanthropie et fondations au sein des family offices
La philanthropie dans un family office peut être une ligne budgétaire marginale ou un pilier stratégique. La considérer comme tel exige une infrastructure que la plupart des structures n'ont pas encore bâtie.
Points clés
- —La philanthropie stratégique nécessite des ressources dédiées, pas du temps emprunté.
- —La gouvernance d'une fondation est distincte de celle du family office.
- —La clarté de la mission détermine toutes les autres décisions philanthropiques.
- —Les cadres de mesure d'impact varient ; leur application cohérente importe davantage que le choix du cadre.
La philanthropie au sein d'un family office relève de deux catégories : une fonction de compte-chèques (dons ad hoc déterminés par les demandeurs, gouvernance légère) ou un programme stratégique (axé sur la mission, doté d'équipes professionnelles, orienté mesure d'impact). Les deux approches peuvent être appropriées ; les confondre génère des dysfonctionnements. Une famille qui souhaite développer une philanthropie stratégique doit investir dans l'infrastructure : une fondation ou un véhicule opérationnel, du personnel dédié, une gouvernance intégrant une expertise externe, et une discipline de mesure.
Les programmes philanthropiques les plus solides ressemblent opérationnellement à de petites entreprises. Ils disposent d'une stratégie écrite qui expose la théorie du changement. Ils recrutent des personnes dont la mission consiste à exécuter cette stratégie, pas à traiter les demandes entrantes. Ils publient leurs actions et leurs enseignements, et révisent la stratégie selon une cadence pluriannuelle. Le coût de fonctionnement est réel — mais c'est la seule structure permettant à la philanthropie de devenir réellement la contribution que la famille imagine apporter.
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