Gestion des risques d'investissement et reporting
Pour les portefeuilles UHNW, la gestion des risques relève de la gouvernance, non de l'exercice statistique. Les chiffres sont nécessaires mais insuffisants.
Points clés
- —Les modèles quantitatifs de risque ne capturent que ce pour quoi ils ont été conçus, rien de plus.
- —Le risque de concentration se cache souvent dans des gérants corrélés, pas dans des positions isolées.
- —Le risque comportemental — y compris celui de la famille — constitue la première source de perte permanente.
- —Les rapports de risque doivent guider les décisions, pas seulement constater un état de fait.
La plupart des family offices reçoivent mensuellement ou trimestriellement des rapports de risque de leur dépositaire, de leur consolidateur ou de leur directeur des risques. Ces rapports sont compétents. Ce qu'ils omettent, c'est ce que leurs données sources n'incluent pas : co-investissements non documentés, concentrations fondatrices pas encore intégrées à la plateforme, corrélations entre gérants au sein de ce qui apparaît comme un portefeuille diversifié, et les propres schémas comportementaux de la famille en période de tension. Les chiffres sont nécessaires ; ils ne sont pas suffisants.
La pratique la plus aboutie consiste en une discussion trimestrielle du comité d'investissement qui utilise le rapport de risque comme point de départ, non comme réponse définitive. Le comité s'interroge : où serions-nous le plus mal à l'aise face à une baisse de 30 % ? À quoi sommes-nous doublement exposés sans que le rapport ne le révèle ? Où la capacité de risque de la famille a-t-elle évolué ? Cette conversation, consignée au procès-verbal, transforme le reporting de risque en véritable gestion des risques.
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